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Les meilleurs logiciels de montage vidéo professionnels

Savez-vous quel est le point commun entre le fait de choisir un logiciel de montage vidéo professionnel, un restaurant new-yorkais ouvert dans les années 1920 et les émeutes de Jakarta du mois de mai 1998 ?

Si vous l’ignorez et que vous cherchez un outil de montage fiable qui pourra vous accompagner durablement dans votre parcours de vidéaste professionnel, alors j’ai un paquet de choses à vous dire qui pourront certainement vous aider.

Pour répondre à la problématique du choix d’un logiciel de montage vidéo professionnel, je veux absolument éviter de vous noyer sous une liste de plusieurs dizaines de solutions. Je préfère vous donner les clés pour mieux comprendre les enjeux de votre choix. Ensuite je vous proposerai un comparatif d’une sélection très restreinte de logiciels que je considère comme les meilleurs outils de montage vidéo. Pour pouvoir faire cette sélection et affirmer que ces logiciels sont les meilleurs, je me base avant tout sur deux critères que je vous encourage très vivement à considérer si vous avez besoin de…

1. Choisir un logiciel de montage vidéo professionnel

Si vous avez des ambitions professionnelles, le simple choix d’un logiciel adapté à vos besoins peut rapidement devenir une véritable prise de tête. Je le sais parce que je suis moi-même passé par là. Vous avez peut-être l’impression de prendre le risque de rater une opportunité. Vous craignez d’investir du temps et de l’argent dans l’apprentissage d’un outil pour réaliser plus tard qu’il ne vous permet pas d’obtenir les résultats que vous souhaitez. Ou bien qu’il ne s’adapte pas à vos objectifs professionnels. Vous avez peut-être même déjà lu ou entendu des conseils contradictoires qui ont tendance à vous perdre au lieu de vous aider dans la recherche de l’outil qui vous conviendra le mieux.

La difficulté du choix est aussi grandement accentuée par la surabondance des logiciels sur le marché. Depuis la décennie 2010, la création de contenu vidéo sur Internet s’est énormément développée. Ce développement a non seulement entraîné une très forte demande pour les outils de montage et de retouche vidéo, mais aussi une offre débordante de plusieurs dizaines de solutions pour des publics et des usages très variés. Des logiciels gratuits, entièrement libres d’utilisation pour certains, contraints à certaines limitations techniques pour d’autres, en ajoutant parfois de manière systématique un filigrane par-dessus les images pour inciter à la création d’un compte ou à l’achat d’une licence payante. D’autres logiciels vont plutôt cibler un public débutant. Certains misent avant tout sur leur accessibilité, alors que d’autres proposent des environnements plus complets et se positionnent davantage sur une démarche professionnelle. Et tout cela c’est sans compter les logiciels utilisables directement en ligne ou encore les applications pour mobile et tablette qui se sont aussi énormément développées. Bref, il y a largement de quoi perdre la tête.

Mais je tiens tout de même à vous rassurer. Malgré la quantité énorme de logiciels et d’applications, le paysage des solutions réellement reconnues et utilisées par les professionnels de l’audiovisuel, a finalement très peu évolué depuis la fin des années 1990. Un constat qui nous amène directement au premier critère à considérer lorsqu’on souhaite choisir un logiciel fiable : la loi de Lindy.

1.1. La loi de Lindy

Pour tenter d’expliquer pourquoi le paysage des logiciels de montage vidéo professionnels a si peu évolué, il faut remonter dans le temps et se rendre en plein cœur de l’île de Manhattan, à l’angle Nord-Ouest de Broadway et de la 51ème rue. C’est ici qu’à été ouvert au début des années 1920, un petit restaurant de l’enseigne Lindy’s. Il sera d’abord connu pour avoir servi de lieu de rendez-vous réccurent à la Yiddish Connection, la mafia juive new-yorkaise. Au début des années 1960, c’est le gratin des comédiens de la ville qui se réunit tous les soirs dans ce restaurant. L’occasion d’échanger les ragots et les pronostics sur les carrières de tout le monde. Des échanges folkloriques qui laissent émerger une théorie plus ou moins tacite selon laquelle :

Plus un comédien fait d’apparitions, plus il a de chances d’en faire de nouvelles et de pérenniser sa carrière.

En 1964, le journaliste et auteur américain Albert Goldman publie dans le magazine The New Republic une vive critique de cette théorie. Il la baptise la Loi de Lindy et se moque ouvertement du fait qu’elle ne repose sur aucun fondement scientifique, seulement sur l’illusion du bon sens.

En 1982, le mathématicien Benoît Mandelbrot apporte finalement un appui scientifique favorable à la Loi de Lindy dans son ouvrage La géométrie fractale de la Nature. Il démontre en effet que cette loi est applicable à l’observation de phénomènes naturels et même de modèles comme celui des marchés financiers. Il apporte ainsi une valeur empirique à cette théorie qui sera reprise par la suite pour appuyer d’autres observations de la réalité.

Le statisticien Nassim Taleb par exemple, reprend cette loi dans ses ouvrages pour appuyer le constat que les choses n’ayant pas de durée de vie limitée comme les êtres vivants, ont tendance à étendre leur espérance de vie à mesure que leur existence se prolonge. Dans son livre intitulé Antifragile, il explique notamment que :

“Chaque année qui passe sans extinction, double l’espérance de vie supplémentaire. […] La robustesse d’une entité [non périssable] est proportionnelle à sa durée de vie.”

Cette loi est applicable aux idées, aux entreprises, aux œuvres culturelles et aux outils technologiques. Elle est donc aussi applicable à n’importe quelle solution informatique et par conséquent aux logiciels de montage vidéo.

Si vous souhaitez devenir vidéaste professionnel, je vous encourage vivement à considérer cette loi comme un critère prioritaire. Il est très facile de trouver un logiciel de montage vidéo complet, même totalement gratuit. Mais le simple fait qu’un logiciel de montage comporte énormément de fonctionnalités, n’est pas le critère le plus déterminant à prendre en compte. Vous ne pouvez évidemment pas vous permettre d’investir du temps dans l’apprentissage d’un outil qui ne saura pas répondre à vos besoins. Mais plus important encore, vous ne pouvez pas investir du temps – et même de l’argent – dans un outil qui n’a pas suffisamment prouvé sa résistance au changement, à l’obsolescence et à la compétition. En clair, il vaut mieux miser sur une solution ayant déjà prouvé sa capacité à survivre à l’épreuve du temps.

Cette capacité à survivre à l’épreuve du temps est associable à un second critère qui me semble tout aussi important à prendre en considération dans le choix d’un outil de montage vidéo professionnel.

1.2. Le test de résistance

Mardi 12 Mai 1998. Dans une université de l’ouest de Jakarta, un groupe d’étudiants s’associe à un mouvement de contestation du régime imposé par le président indonésien Suharto. À l’origine de ce mouvement, la montée en puissance de discours religieux radicaux et une classe moyenne plongée dans la misère engendrée par les difficultés économiques du pays. Ce jour-là, une fusillade éclate et six étudiants perdent la vie. L’expertise balistique révèle alors que les balles appartiennent à l’armée indonésienne.

Dans les 72 heures qui suivent, des émeutes et plusieurs incendies sont signalés aux quatre coins de la ville. La capitale s’embrase. Les magasins sont vandalisés et pillés. Ces émeutes font un peu plus d’un millier de morts au total.

La semaine suivante, le jeudi 21 mai à 9h du matin, le président Suharto annonce publiquement sa démission, après 31 ans d’un règne marqué par des dérives autoritaires. L’ONG Transparency international le considérait même comme le dirigeant le plus corrompu de la planète dans les années 1980.

On peut facilement croire que la révolution indonésienne prend racine dans les défaillances du gouvernement, mais il faut en réalité prendre du recul pour saisir le fond du problème.

En 1997, une célèbre banque thaïlandaise devient l’épicentre d’une crise financière dont les répercussions se propagent sur plusieurs pays de l’Asie du Sud-Est. La crise se fait ressentir en Indonésie à partir du mois d’août 1997. La chute de la Bourse de Jakarta fait perdre à la Rupiah (la monnaie indonésienne) les quatre cinquième de sa valeur. Avant la crise, un dollar américain de l’époque s’échange contre 2500 Rupiah. En janvier 1998, le même dollar américain vaut désormais 17000 Rupiah.

La colère commençait déjà à monter depuis quelque temps en Indonésie, mais cette crise financière a été l’élément déclencheur qui a mis le feu aux poudres. Le système bancaire et les marchés financiers ont encaissé un choc que personne n’avait anticipé. Pour des raisons macroéconomiques diverses, les mécanismes des marchés financiers ont engendré une surévaluation des valeurs commerciales et industrielles du pays. Le fait que ce défaut de jugement n’ai pas pu être décelé à temps, a révélé la nécessité de mettre en place des stratégies de prévention, afin de réduire au maximum les probabilités qu’un tel incident se reproduise.

Parmi ces stratégies de prévention, on trouve une technique appelée “test de résistance”. À la suite de la crise asiatique de 1997, le test de résistance a été appliqué à des zones géographiques isolées. Mais en 2008, la crise des subprimes a encouragé son application à une échelle globale.

Cette technique revient à établir un ensemble de scénarios probables, du plus prévisible au plus pessimiste, afin d’évaluer les risques de chocs et la capacité de résilience d’un système économique. Pour faire simple, un test de résistance revient à évaluer les vulnérabilités d’un système et leurs conséquences théoriques sur sa viabilité. On peut aussi appliquer cette technique dans d’autres domaines comme celui de l’entreprise par exemple. Un test de résistance peut en effet être effectué pour évaluer la viabilité et de son organisation interne, d’un produit sur le marché ou de son modèle d’affaires. Dans la santé, un test de résistance correspond à une épreuve d’effort permettant d’évaluer les aptitudes cardiaques d’un individu. Enfin, dans le domaine de l’informatique, le test de résistance (plus souvent appelé test de stress) correspond à une évaluation de la capacité d’un matériel ou d’un logiciel à supporter un certain niveau de calculs, sans être dépassé, voire même sans se détériorer.

Dans le cas d’un logiciel de montage vidéo, j’estime que l’on peut simplement le traduire par la capacité à supporter un panel suffisamment varié de projets audiovisuels, surtout à des niveaux très élevés d’exigences techniques et logistiques. Il est très facile de trouver des logiciels capables de prendre en charge des projets audiovisuels variés aux ambitions modestes. Mais il est beaucoup plus difficile de trouver des outils capables de le faire à des ambitions de production très élevées. Par exemple, le besoin

Il y a un type de production audiovisuelle qui coche absolument toutes les cases en termes d’ambitions : la fiction. Particulièrement lorsque le mode de diffusion envisagé impose souvent des standards assez pointus, comme par exemple pour une projection en salle de cinéma ou une diffusion sur une plateforme de vidéo à la demande.

On peut considérer la fiction comme le test de résistance ultime pour un logiciel de montage vidéo. Il faut que celui-ci puisse prendre en charge une grande quantité de fichiers souvent très volumineux, qu’il permette la collaboration en équipe, qu’il puisse s’adapter à différentes situations et environnements de travail. Le tout en laissant aussi la possibilité de s’adapter à une organisation souvent flottante qui laisse peu de temps à l’adaptation, tout en exigeant une précision technique optimale.

Répondre à l’ensemble des critères est loin d’être évident pour la majorité des logiciels de montage vidéo. Ce qui élimine donc déjà énormément de possibilités. Si des productions, des réalisateurs ou des monteurs de fictions (ou même de documentaires) ont accordé leur confiance à un outil de montage, alors il y a de grandes chances que celui-ci passe favorablement le test de résistance.

Bien entendu, il y a aussi des nuances à apporter à ce constat. Certains logiciels peuvent être utilisés ponctuellement sur une ou deux productions audiovisuelles ambitieuses, mais ne pas être réellement adoptés de manière pérenne. Il faut évidemment prendre le réflexe de mettre les choses en perspective avec un minimum de perspicacité et de sens critique.

Par ailleurs, l’expérience du monteur, du réalisateur et de chaque personne impliquée dans la post-production, est aussi un critère essentiel à prendre en considération. Dans l’environnement de travail d’une production audiovisuelle de fiction ou même de documentaire, la nécessité de s’adapter revient en grande partie aux personnes impliquées dans cette production.

Enfin, il me semble essentiel de noter que certaines sociétés derrière le développement et l’édition de logiciels de montage, profitent évidemment de l’aura apportée par des personnalités reconnues du milieu du cinéma et de la production vidéo en général pour appuyer la communication et le marketing autour de leurs solutions.

Même s’il y a évidemment des nuances, en principe, le fait qu’un logiciel de montage vidéo ait été utilisé sur plusieurs productions aux ambitions assez grandes, tend à prouver une certaine fiabilité.

1.3. Les questions à vous poser en priorité

La loi de Lindy et le test de résistance permettent donc d’expliquer en bonne partie pourquoi les logiciels les mieux reconnus par les professionnels de n’importe quel domaine, représentent généralement une part infime de l’ensemble des outils existants sur le marché. Dans la production audiovisuelle par exemple, il existe seulement une poignée de logiciels auxquels les professionnels accordent une véritable confiance.

Pour vous assurer qu’un logiciel de montage vidéo réponde favorablement à la loi de Lindy et au test de résistance, vous pouvez donc simplement vous poser les questions suivantes :

  • Depuis combien de temps le logiciel existe-t-il ?
  • Sa durée de vie passée est-elle importante comparée aux autres solutions ?
  • Est-il utilisé et reconnu par une quantité significative de professionnels ?
  • A-t-il déjà été utilisé pour monter des fictions et/ou des documentaires ?

Pour pouvoir vous proposer une sélection qui me semble pertinente, je me suis justement basé sur les deux critères dont je viens de vous parler, dans le but de pouvoir considérer tous les outils que je vous présente ici comme…

2. Les meilleurs logiciels de montage vidéo professionnels

Avant de vous proposer une sélection de logiciels de montage, j’aimerais apporter quelques précisions sur la notion de ”logiciel professionnel”. Je sais très bien qu’en affirmant que certains logiciels sont utilisés par des professionnels et que d’autres ne le sont pas où le sont beaucoup moins, je risque de m’attirer les foudres de certains. Je n’ai aucun doute sur le fait que vous pourriez me démontrer que vous utilisez régulièrement à des fins professionnelles, un logiciel qui n’est pas dans la sélection que je vous propose ici.

Je n’ai absolument pas l’intention d’émettre un jugement de valeur sur la capacité d’un outil de montage à être utilisé ou non dans un cadre professionnel. Il y a toujours des exceptions et on peut toujours trouver des logiciels de montage vidéo n’ayant pas forcément été approuvés par une majorité de professionnels, mais qui restent tout de même suffisamment complets pour un usage pro ou semi-pro.

Donc même si mon but ici est de vous proposer avant tout une sélection d’outils pour éviter de vous perdre dans les dizaines de solutions existantes, la recherche du meilleur logiciel de montage vidéo doit évidemment toujours être mise en perspective avec vos propres besoins, vos ambitions et vos moyens. Si vous trouvez un logiciel ne faisant pas partie de la sélection que je vous propose ici, mais répondant parfaitement à vos critères de recherche, alors vous avez à priori de bonnes raisons de l’utiliser. Et bien entendu, j’ignore s’il est nécessaire de le préciser, mais il n’y a aucune honte à utiliser un logiciel qui n’est pas massivement reconnu dans un ou plusieurs secteurs professionnels. Ça n’est pas un concours 😉

Je reprécise bien que je m’adresse avant tout aux gens qui souhaitent apprendre la vidéo pour se professionnaliser. Qu’il s’agisse de personnes voulant travailler dans des domaines comme la communication et le marketing ou dans la production audiovisuelle. Partant de ce postulat, je vous propose une sélection de seulement 5 logiciels. Un spectre volontairement très restreint compte tenu du nombre de solutions de montage vidéo existantes. J’ai donc fait cette sélection en prenant avant tout en compte les deux critères qui me semblent prioritaires : la loi de Lindy et le test de résistance.

Donc même si on peut lire ou entendre des critiques parfois négatives sur ces outils, gardez à l’esprit que dans le paysage des logiciels de montage vidéo, ceux-là sont des valeurs sûres depuis suffisamment longtemps. Chacun de ces logiciels a d’ailleurs été utilisé plusieurs fois sur des grosses productions, par des réalisateurs ou des monteurs reconnus pour leur travail et même parfois récompensés. On verra ensemble qu’il y a quelques nuances à prendre en compte dans les histoires respectives de chacun de ces outils, mais malgré leur ancienneté, ils ont su évoluer et s’adapter pour survivre à l’épreuve du temps.

Voici donc ma sélection des 5 meilleurs logiciels de montage vidéo. Ils ne sont absolument pas énumérés en suivant un classement du meilleur au moins bon ou inversement. Ils sont simplement listés du plus populaire ou moins connu d’entre eux. Et on commence tout de suite par le plus populaire…

2.1. Premiere Pro

Développé et édité par la société Adobe, depuis sa création en 1991. Il fait partie des pionniers des outils de montage vidéo. Depuis, il a continué à évoluer jusqu’à être intégré à la suite complète de logiciels Adobe Creative Cloud. Pour ce qui est de son espérance de vie, Premiere Pro est donc particulièrement bien positionné. Si on ajoute à cela une popularité qui bat tous les records, on peut considérer très facilement le logiciel comme une valeur sûre sur de long terme.

Premiere Pro a été utilisé sur plusieurs grosses productions de films et de séries de fiction. Le cinéaste David Fincher a d’ailleurs été l’un de ses ambassadeurs les plus reconnus et prestigieux de l’Industrie cinématographique. Premiere Pro a en effet été utilisé pour le montage du film Gone Girl et de la série Mind Hunter. Les frères Coen ont également utilisé le logiciel pour monter quelques-uns de leurs films comme Hail Caesar ou encore The ballad of Mister Scrooge. Première Pro est donc un logiciel qui a largement prouvé sa fiabilité sur des productions aux ambitions et aux exigences très élevées.

De mon point de vue, la principale force de ce logiciel est son adaptabilité. Le fait qu’il soit directement intégré à une suite complète de logiciels extrêmement variées et pourtant aussi pointus les uns que les autres, fait de Premiere Pro le candidat idéal pour être facilement adopté par des secteurs extrêmement variés ayant besoin de produire de la vidéo.

Pour ma part je l’ai utilisé sur des dizaines et des dizaines de projets différents à des échelles très variées. C’est le logiciel avec lequel j’ai le plus d’expérience et donc celui que je connais le mieux. Même en dehors de cette sélection.

2.2. Davinci Resolve

À l’origine, il est développé et édité par la société da Vinci Systems. Mais la société a été rachetée en 2009 par Blackmagic Design. Davinci Resolve fait partie des pionniers des outils d’étalonnage et de colorimétrie. Contrairement aux quatre autres logiciels de la sélection, celui-ci a d’abord été utilisé par les professionnels pour ces fonctionnalités extrêmement pointues de traitement des couleurs. Ce qui lui permet aujourd’hui de faire consensus auprès des professionnels sur le fait que ces fonctionnalités de traitement des couleurs constituent sa principale force vis-à-vis de la concurrence.

Dans cette sélection de logiciels, DaVinci Resolve présente une espérance de vie pouvant être considérée comme relativement paradoxale par rapport à celle des autres outils. Techniquement il s’agit du logiciel le plus ancien des cinq si l’on considère sa toute première version sortie en 1984. Mais l’outil à énormément tardé à intégrer des fonctionnalités de montage et à être considéré sérieusement sur ce point en particulier par les professionnels de l’audiovisuel. Il a été avant tout considéré comme une valeur sûre pour le traitement des couleurs uniquement. Mais son ancienneté record, tend malgré tout à prouver qu’il constitue lui aussi une valeur sûre pour l’avenir.

Pour ma part, DaVinci Resolve est aujourd’hui le deuxième logiciel de montage vidéo que j’utilise le plus, juste derrière Premiere Pro. Je les utilise chacun pour des raisons et des types de projets différents. Je développerai davantage dans la suite, mais globalement je considère que ces deux outils sont ceux que je connais le mieux de la sélection. Avec tout de même beaucoup plus d’années d’expérience et de pratique sur Première Pro comparativement à DaVinci Resolve. Avant tout parce que Premiere Pro est présent depuis beaucoup plus longtemps dans le paysage des logiciels de montage vidéo professionnels.

2.3. Final Cut Pro

Développé et édité par la société Apple, il est le logiciel le plus récent de cette sélection. Final Cut Pro est arrivé à la fin des années 1990, à l’origine pour concurrencer frontalement Premiere Pro sur les systèmes propriétaires Apple. Un pari qui a d’ailleurs été largement réussi pendant de nombreuses années jusqu’en 2010 environ.

L’espérance de vie de Final Cut Pro est aussi un peu étrange, comme celle de Davinci Resolve. L’année 2010 a marqué une transition majeure qui a failli entraîner la disparition pure et simple du logiciel et son remplacement par Premiere Pro. La société Apple a réussi le pari d’imposer Final Cut Pro comme l’un des standards de la production audiovisuelle professionnelle grâce à la version 7 de son logiciel. En 2010, la société décide de tuer la version 7 en annonçant la fin prochaine de sa maintenance et en espérant faire le grand saut vers une refonte totale de l’interface avec une nouvelle édition du logiciel intitulée Final Cut Pro X. Mais les débuts de cette toute nouvelle version ont été extrêmement compliqués. Énormément d’utilisateurs habitués de Final Cut Pro 7 ont préféré migrer vers Première Pro qui, à l’époque, était perçu comme un outil de plus en plus crédible pour de nombreux usages professionnels. Les développeurs de Final Cut ont alors dû mettre les bouchées doubles pour proposer des mises à jour significatives en un temps record, afin de rattraper la déception engendrée par la refonte du logiciel. Malgré cet épisode tumultueux qui a fait date dans l’histoire de la licence Final Cut Pro, le logiciel a survécu et reste encore aujourd’hui utilisé par une quantité significative de professionnels.

La version 7 de Final Cut Pro a été beaucoup plus utilisée que la version 10 dans l’industrie cinématographique. Comme Premiere Pro, Final Cut Pro 7 a aussi été le choix du cinéaste David Fincher et des frères Coen. Certaines de leurs réalisations ont en effet été montées sur cet outil. Par exemple Zodiac et L’étrange histoire de Benjamin Button dans le cas de David Fincher. No Country for Old Men et Burn After Reading dans le cas des frères Coen. D’autres productions de fictions et documentaires ont été montées sur cette version. Comme par exemple, le documentaire Super Size Me, le film Jared du cinéaste Sam Mendes, le célèbre 300 de Zack Snyder, 500 jours ensemble de Marc Webb, ou encore Tetro et Twixt du cinéaste largement reconnu Francis Ford Coppola. Il est d’ailleurs intéressant de noter que même certains films sortis bien après la refonte de Final Cut Pro, on été montés sur la version 7. C’est par exemple le cas du film Parasite de Bong-Joon Ho sorti en 2019, soit presque dix ans après la première version de Final Cut Pro X.

Malgré tout, cette version a également été utilisée sur bon nombre de fictions et de documentaires. Apollo : Mission vers la Lune ou encore Diana: In Her Own Words, tous les deux diffusés sur la plate-forme Disney+. On peut aussi noter le film Focus sorti en 2012, qui à l’époque, a d’ailleurs mis un coup de projecteur sur Final Cut Pro X en mettant volontairement en avant le fait que le film avait été entièrement monté avec ce logiciel et non pas son prédécesseur.

La force de Final Cut Pro est à mon sens son optimisation sur mesure pour l’écosystème matériel et logiciel propriétaire de Apple. Une optimisation qui est clairement arrivée avec la version 10 du logiciel. La version 7 était très agréable à utiliser, mais pas autant optimiser en termes de performances. Pour les personnes qui ont déjà travaillé sur la version 7, vous savez à quel point il était fréquent de devoir faire des rendu avec le fameux raccourci CMD+R. Cette optimisation pour le matériel et l’environnement Apple est aussi une contrainte non négligeable, puisque Final Cut Pro peut seulement être installé et utilisé sur un système d’exploitation MacOS.

En ce qui me concerne, je fais partie de ces utilisateurs qui ont fait énormément de projets audiovisuels sur Final Cut Pro 7, jusqu’à la transition en 2010. J’ai migré entièrement sur Premiere Pro à cette époque-là, non pas pour fuir la nouvelle interface proposée par Final Cut Pro X, mais simplement parce que je ne travaillais plus du tout sur des environnements Apple. Il m’est arrivé d’essayer quelquefois Final Cut Pro X. et je ne pense pas qu’il s’agisse d’un mauvais logiciel, loin de là. Je développe davantage dans la suite.

2.4. Media Composer

Développé et édité par la société Avid Technology. Depuis sa création en 1989, Media Composer est considéré comme le standard des logiciels de montage vidéo de l’industrie cinématographique et de la télévision.

Même si Davinci Resolve reste le plus ancien des logiciels de la sélection, Media Composer est le plus ancien logiciel de montage vidéo professionnel parmi les cinq outils que je vous présente ici. Media Composer n’est peut-être pas le logiciel le plus ancien de la sélection, mais il est clairement le pionnier incontesté en matière de montage vidéo professionnel. Il est généralement perçu par les professionnels de l’audiovisuel comme un dinosaure incontournable lorsqu’il s’agit de monter de la fiction ou du documentaire. À mon sens, la fiabilité et l’espérance de vie future de cet outil est clairement garantie pour encore de longues années, voire des décennies.

Même si sa popularité auprès du grand public est extrêmement faible, Media Composer a largement prouvé sa fiabilité dans le cadre de grosses ou de très grosses productions, impliquant de nombreuses contraintes logistiques et dès exigences techniques importantes. Même s’il y a de faibles probabilités que vous connaissiez ne serait-ce que le nom du logiciel, il est important de prendre conscience que l’immense majorité des films et des séries que vous regardez, ont été montés sur Media Composer.

Personnellement j’utilise assez peu Avid Media Composer. Non pas parce que le logiciel serait moins bien ou moins intéressant que les autres, mais tout simplement parce qu’il est avant tout conçu pour un contexte de production dans lequel le rôle du monteur est dédié uniquement et strictement au montage image et son, même parfois uniquement au montage image. Je trouve donc qu’il n’est pas forcément très pertinent de l’utiliser pour des projets sur lesquels je travaille seul dans mon coin. Cela ne m’empêche pas de me former de manière suffisamment régulière sur cet outil pour l’utiliser sur d’éventuelles productions futures.

2.5. Lightworks

Le logiciel est aujourd’hui entièrement développé et édité par la société Lwks Software. La toute première version de Lightworks est apparue en 1989 avec la société qui a créé le logiciel à l’époque, connue sous le nom de Lightworks incorporation. L’histoire du développement du logiciel Lightworks est assez tumultueuse. Les entreprises qui ont participé à son développement et à son évolution sont relativement nombreuses. Cette quantité d’entreprise s’explique avant tout par un nombre un nombre record de rachats, comparativement aux autres logiciels de cette sélection.

Première Pro appartient à Adobe depuis 1991, Davinci Resolve a été racheté une fois en 2009 par Blackmagic Design, Final Cut Pro a toujours été développé et édité par Apple et Media Composer a toujours appartenu à Avid Technology depuis sa création. Lightworks a été créé en 1989 et a été racheté six fois lors des trente premières années de son existence. On peut pas dire que ce nombre record de rachats rassure réellement sur l’espérance de vie future du logiciel. Cela peut faire débat, mais de mon point de vue, le fait que le logiciel ait survécu aussi longtemps malgré les rachats, a plutôt tendance à me rassurer. À mon sens, cela prouve que l’outil répond suffisamment aux besoins des vidéastes professionnels pour conserver derrière lui une base de fidèles utilisateurs.

Il est aussi essentiel de considérer que Lightworks a été utilisé pour le montage de productions très importantes et parfois même très reconnues comme le film culte Pulp Fiction de Quentin Tarantino, qui a reçu la Palme d’or du Festival de Cannes 1994 et l’Oscar du meilleur montage en 1995 ; ou encore le film 28 jours plus tard du cinéaste Danny Boyle, Heat réalisé par Michael Mann, Les Sentiers de la perdition de Sam Mendès, Will Hunting de Gus Van Sant, Roméo et Juliette de Baz Luhrmann, Le discours d’un roi ou encore Braveheart. Thelma Schoonmaker, monteuse plusieurs fois oscarisée, à monter sur Lightworks les réalisations du cinéaste reconnu Martin Scorsese. Des films tels que Les affranchis, The Aviator, Les infiltrés, Le Loup de Wall Street ou encore The Irishman.

Pour ma part, j’ai découvert Lightworks très récemment, pour ma part j’ai tout simplement découvert la et works en effectuant les tests pour créer la sélection que je vous propose ici. J’ignorais donc même l’existence de ce logiciel avant d’entreprendre la création de ce contenu. À l’origine, ma sélection était uniquement constituée des quatre premiers logiciels que je vous ai mentionné précédemment. Mais en découvrant et en testant celui-ci, j’ai rapidement été conquis. Je me suis rendu compte qu’ il pouvait très largement s’inscrire parmi les meilleurs de sa catégorie. Je développe un peu plus loin les raisons qui m’ont poussé à intégrer ce logiciel dans ma sélection.

Je développe un peu plus loin dans ce contenu les raisons qui m’ont poussé à intégrer ce logiciel dans la sélection que je vous propose ici. Pour résumer, je dirais que le principal point fort de ce logiciel est sa capacité à être à la fois accessible à un public débutant, et en même temps très complet lorsqu’on souhaite approfondir ses fonctionnalités avancées. Un équilibre qui en fait à mon sens un excellent choix pour faire ses premiers pas dans le montage vidéo avec l’objectif de se professionnaliser.

Premiere Pro DaVinci Final Cut Media Comp.
Popularité Importante Modérée Modérée Spécifique
Usage pro Polyvalent Polyvalent Polyvalent Ciné / TV
Prise en main Intermédiaire Intermédiaire Facile Difficile
Formation Intermédiaire Intermédiaire Intermédiaire Avancée
Plugins Très nombreux Nombreux Nombreux Spécialisés
Système Win, Mac Win, Mac, Linux Mac Win, Mac
Performances Bonnes Très bonnes Excellentes Très bonnes
Stabilité Moyenne Bonne Excellente Très bonne
Interface Flexible Modulable Modulable Flexible
Gestion Très bonne Très bonne Très bonne Excellente
Collaboratif Étendu Spécialisé Aucun Spécialisé
Montage Très bon Très Bon Excellent Excellent
Mixage audio Très bon Très bon Très bon Bon
Etalonnage Très bon Excellent Très Bon Bon
Effets Très bon Excellent Bon Limité
Exportation Très bon Bon Excellent Bon
Point fort Adaptable Stable Optimisé Pointu
Point faible Dépendant Assez lourd Non collaboratif Complexe
Essai gratuit 7 jours Limitations 90 jours Limitations
Prix 290€ /an 380€ 350€ 290€ /an
Mises à jour Comprises Gratuites Gratuites Comprises
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