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Apprendre le montage vidéo

La vidéo est devenue un moyen de communication incontournable et vouloir apprendre ne serait-ce que la seule discipline du montage vidéo, offre déjà beaucoup de perspectives à la fois créatives et professionnelles. Elle englobe un certain nombre de compétences qui ont de fortes probabilités de vous servir dans de nombreuses situations.

Par exemple, si vous souhaitez simplement réaliser des vidéos dans un cadre familial ou amical ; ou encore faire de la création vidéo un loisir ; ou créer du contenu sur internet ; enrichir vos compétences professionnelles dans un métier lié à la communication digitale, ou même devenir réalisateur de films institutionnels, événementiels, de clips musicaux, de documentaires ou encore de fictions.

Maintenant, vous vous demandez peut-être par où commencer et comment apprendre les choses dans l’ordre de la manière la plus efficace possible, pour assimiler un maximum de connaissances et de compétences sans y investir une quantité excessive de temps. Ça tombe bien, car c’est exactement ce que je propose ici.

Moi c’est Marc, vous pouvez m’appeler Marcø, je suis réalisateur et monteur vidéo professionnel depuis plusieurs années et ma volonté est de vous partager des contenus à vocation pédagogique comme celui-ci, pour vous aider au mieux dans votre apprentissage. Étant moi-même professionnel de la vidéo, j’ai naturellement tendance à m’adresser avant tout aux personnes souhaitant se professionnaliser et s’inscrire dans une approche cinématographique de la création vidéo. Mais si vous souhaitez rester dans une démarche récréative, j’espère que vous trouverez dans mes contenus, des astuces et conseils qui pourront aussi vous aider.

D’après mon expérience sur des projets audiovisuels aux ambitions et aux échelles très variées, je dirais qu’il existe en réalité seulement 5 points réellement essentiels à l’apprentissage du montage vidéo (et même de la création vidéo de manière plus globale).

Je vous reparle de ces 5 points plus en détail un peu plus loin, mais avant tout, je vous propose de commencer par une question qui peut paraître assez élémentaire, mais qui me semble pourtant importante…

1. Qu’est-ce que le montage vidéo ?

Il peut sembler assez anodin de se poser cette question car la réponse paraît à priori évidente, mais la perception du rôle d’un monteur vidéo a évolué avec le temps. D’abord avec la démocratisation des moyens matériels et logiciels, mais de manière encore plus significative avec l’avènement de la création de contenus en ligne et l’omniprésence du média vidéo dans la stratégie de communication des entreprises et institutions.

Aujourd’hui, il est devenu de plus en plus fréquent de qualifier de monteur vidéo une personne polyvalente, responsable de la réalisation dans son ensemble. Certaines entreprises ou institutions peuvent effectivement faire appel à un monteur vidéo en décrivant un rôle assimilable à celui d’un vidéaste polyvalent. Dans ces cas-là, on devrait plutôt parler de videographer ou de motion designer ou même tout simplement de réalisateur.

Donc si je devais donner une définition aussi rigoureuse et spécifique que possible du montage vidéo, ça donnerait quelque chose comme ça :

Le montage vidéo est l’assemblage cohérent d’éléments visuels et sonores, dont le but est de construire un objet audiovisuel pouvant exprimer un sens.

L’immense majorité des projets audiovisuels se concrétise en quatre grandes étapes :

  1. Le développement : la recherche d’idées et éventuellement la scénarisation.
  2. La pré-production : l’organisation et la planification de l’ensemble de la production.
  3. La production : la création de toute la matière visuelle et sonore nécessaire au film.
  4. La postproduction : l’assemblage et le traitement de la matière visuelle et sonore.

Le montage appartient donc à la phase de postproduction dans laquelle on peut aussi retrouver d’autres étapes importantes telles que l’étalonnage, autrement dit le traitement des couleurs, et celle du mixage, autrement dit le traitement des éléments audio. Le montage ne représente donc qu’une seule des étapes de la postproduction. Mais c’est aussi l’une des étapes, ou peut-être même l’étape qui influence le plus la forme définitive que prendra un film.

Malgré tout, il n’est pas non plus totalement incohérent d’associer le montage vidéo à une certaine forme de polyvalence dans la création audiovisuelle. Il s’agit d’une discipline à la fois technique et créative. Deux aspects qui nécessitent des connaissances et des compétences allant bien au-delà de l’assemblage de plusieurs éléments entre eux. Et ce, même lorsque le monteur vidéo ne sort jamais de la salle de montage et qu’il ne participe à aucune autre des étapes d’un projet audiovisuel.

En tout cas, si aujourd’hui vous débutez complètement dans le montage vidéo, vous devez sûrement vous demander par où commencer.

2. Comment apprendre le montage vidéo ?

Lorsqu’on débute dans le montage vidéo, il y a une question qui nous vient en principe assez rapidement. Je le sais parce que moi-même je me suis posé cette question et chaque personne que j’ai rencontré m’ayant demandé des conseils en montage, m’a posé exactement la même question :

Quel est le meilleur logiciel de montage vidéo ?

Il existe énormément d’outils logiciels pour faire du montage vidéo et il est tout à fait légitime de se poser la question de savoir quel est le meilleur de ces outils dans l’espoir d’obtenir le meilleur résultat possible. Mais attention à ne pas tomber dans le travers opposé. Il ne faut pas croire que le résultat final d’une vidéo repose majoritairement ou même intégralement sur le choix initial de votre outil de montage. Il s’agit seulement d’un outil.

Comme je l’ai mentionné précédemment, le montage vidéo est une discipline qui englobe à la fois des aspects techniques et créatifs. Comme la plupart des activités pouvant donner lieu à une professionnalisation, le montage nécessite des compétences approfondies, beaucoup de pratique et, idéalement, une certaine expérience.

Pour faire un montage vidéo de qualité professionnelle, il ne suffit pas de coller des éléments visuels et sonores les uns après les autres et d’ajouter une musique ou une ambiance pour emballer l’ensemble. C’est tout-à-fait envisageable dans le cas d’une vidéo de loisirs ou dans le cas où vos ambitions sont volontairement très modestes.

Lorsqu’on ouvre un logiciel de montage vidéo professionnel pour la première fois, on peut être intimidé par la quantité de fonctionnalités et de fenêtres qu’il contient. Si vous avez conscience que le montage ne se résume pas à l’outil logiciel, vous pouvez rapidement vous sentir dépassé.

Pour tenter de vous éviter cet inconfort, je vous propose de décomposer l’apprentissage en cinq grandes étapes que je considère comme essentielles. Ces étapes peuvent facilement être retenues et regroupées en une méthode que j’ai choisi d’appeler la méthode TOMAS.

Il s’agit simplement de l’acronyme des 5 étapes idéales pour apprendre le montage vidéo :

  1. Théorie : Comprendre les fondamentaux de l’image, du son et de l’informatique.
  2. Outils : Maîtriser les outils logiciels et connaître son matériel informatique.
  3. Méthodologie : Faire preuve de rigueur, précision, efficacité, flexibilité, réactivité.
  4. Art : Développer une sensibilité visuelle, sonore et un sens du rythme.
  5. Savoir-faire : Pratiquer énormément.

À présent, je vous propose de développer chacune de ces étapes dans la perspective de vous aider à y voir plus clair avant de plonger dans votre apprentissage du montage vidéo.

2.1 Les bases du cinéma et de la vidéo (Théorie)

À partir du moment où vous vous engagez dans une discipline liée à la vidéo, la maîtrise des fondamentaux de l’image et du son est inévitable. Je sais qu’en disant ça, je décris avant tout une démarche relativement scolaire et une approche de l’apprentissage qui est plutôt idéalisée. Mais je vous garantis que si vous pratiquez le montage vidéo ou même la prise de vue vidéo sans comprendre les fondamentaux d’une caméra et de la gestion numérique de l’Image et du son, vous allez au-devant de gros problèmes.

Je peux me permettre de vous avertir car j’ai moi-même été dans ce cas de figure. J’ai d’abord pratiqué la vidéo en négligeant l’importance de respecter les aspects techniques qui nous offrent la possibilité de faire des vidéos. Et je dis bien : respecter.

Dans l’histoire du cinéma, de la vidéo et même celles du signal audio et de la photographie, un certain nombre de scientifiques et d’ingénieurs ont œuvré à trouver des solutions et à mettre au point des outils permettant aujourd’hui de laisser chacun s’exprimer en vidéo. Et ça, eh bien je considère que ça se respecte. Lorsqu’on s’inscrit dans une démarche professionnelle, le minimum requis est de comprendre les bases techniques et théoriques permettant l’existence de la matière première que nous, vidéastes, façonnons pour communiquer des idées.

Et de manière beaucoup plus concrète, le fait de comprendre les bases du cinéma et de la vidéo, vous permettra d’éviter de commettre un certain nombre d’erreurs que vous pourriez faire sans même vous en rendre compte.

Enfin, si vous souhaitez vraiment vous professionnaliser dans la vidéo, quel que soit le métier où l’activité, vous allez nécessairement devoir vous familiariser avec le jargon technique propre au montage vidéo, à la postproduction mais aussi à la mise en scène.

Vous devez par exemple savoir ce que sont des rushes ; comment construire une séquence ; pourquoi et comment les plans d’insert peuvent vous sauver la vie ; savoir en quoi consiste la technique du trim ; comment produire des doublures et quel est leur intérêt ; quelle est la différence entre un zoom et un travelling et les conséquences que cela peut avoir sur l’image et le sens qu’elle véhicule ; savoir faire la distinction entre la notion de définition et celle de résolution d’image, ou encore entre celles de codecs et de format ; à quoi correspond un remappage temporel ; un bout-à-bout ; un processus de post-synchronisation… bref ! Comme vous pouvez le constater, à partir du moment où vous souhaitez vous professionnaliser dans l’audiovisuel, vous devrez apprendre un vocabulaire technique et cinématographique.

2.2 Les outils de montage vidéo

La maîtrise des outils de montage est comparable à celle dont fait preuve un sculpteur avec son maillet et sa pointe, ou à la dextérité dont fait preuve un dessinateur avec son crayon. On imagine très mal un sculpteur ou un dessinateur qui maîtrise mal ses outils. Il en va de même pour un créateur vidéo.

Dans l’histoire du cinéma et de la vidéo, les techniques et les outils de montage ont énormément évolué. Les professionnels du cinéma ont d’abord travaillé sur des stations de montage de négatif de pellicule, puis les professionnels de la télévision faisaient les montages des programmes à l’aide de magnétoscopes analogiques, avant que les stations ne se basent finalement que sur le support informatique à l’aide d’outils logiciels.

L’informatique et les logiciels ont une caractéristique en commun : ils évoluent tous les deux très rapidement. Mais je vous rassure, les étapes et les fondamentaux de la création vidéo restent globalement les mêmes depuis l’avènement du cinéma et de la télévision. La vraie problématique des outils est surtout celle de savoir évaluer ses propres besoins et de s’adapter en conséquence.

Lorsqu’on débute, la recherche des bons outils pour apprendre et pratiquer le montage vidéo, est une démarche naturelle et cohérente. Mais avant de vous poser la question de savoir quel logiciel ou quel matériel est le mieux adapté à votre situation, je vous recommande dans un premier temps de vous poser la question suivante :

Qu’attendez-vous de l’apprentissage du montage vidéo ?

Il existe essentiellement 3 postures possibles par rapport à la création vidéo en général :

  • Une posture récréative : Vous considérez la création vidéo comme un loisir qui est fait sur votre temps libre. Dans ce cas-là, vous avez besoin avant tout de vous tourner vers un outil aussi simple et abordable que possible. Pour que les aspects techniques ne deviennent pas des obstacles à votre créativité et à votre plaisir.
  • Une posture professionnelle : Vous considérez l’apprentissage de la vidéo comme une nouvelle compétence professionnelle et vous souhaitez miser sur celle-ci pour vous orienter vers une carrière dans la production audiovisuelle, cinématographique ou la communication. Dans ce cas-là vous n’avez pas d’autre choix que de vous focaliser directement vers des outils utilisés par les professionnels des différents domaines faisant appel à la vidéo. Vous allez donc devoir vous familiariser avec des outils plus complexes et plus techniques. Ce qui peut être assez intimidant dans les premiers temps.
  • Une posture semi-pro : Vous considérez d’abord l’apprentissage du montage vidéo et la création vidéo en général, comme un loisir que vous pratiquez sur votre temps libre, tout en gardant en tête l’idée que cela pourrait devenir une activité professionnelle. Dans ce cas-là je vous recommande aussi de vous orienter le plus tôt possible vers des outils professionnels. Vous pouvez trouver un intérêt de court-terme dans le choix d’un un outil simple, mais vous n’aurez aucun intérêt à vous y habituer. Apprendre un outil grand public ne vous permettra jamais de vous confronter aux réalités techniques des outils professionnels.

Vous devez donc surtout choisir vos outils en fonction de vos objectifs personnels, qu’ils soient amateurs, professionnels ou quelque part entre les deux. Mais même si vous avez des objectifs très clairs, je vous concède que le choix reste complexe. Il y a des dizaines de logiciels de montage pour tous les publics et tous les usages. Il est donc tout-à-fait normal d’avoir des difficultés à choisir le bon logiciel et même la bonne configuration matérielle pour votre station de travail.

2.3 La méthode de montage vidéo

La toute première différence majeure entre un vidéaste amateur et un professionnel, c’est sa capacité à être efficace. Une bonne méthodologie vous permettra d’être à la fois plus efficace, plus réactif, plus créatif et même plus flexible sur les possibilités de montage qui s’offrent à vous pour confectionner une vidéo.

Dans le jargon de la production audiovisuelle, on parle le même de workflow. Un anglicisme qui signifie littéralement flux de travail, et qui sous-entend par l’utilisation du terme flux, la volonté de rendre plus fluide le processus de production d’un projet audiovisuel.

Bien sûr, il ne s’agit pas de développer une méthode de travail unique, car de toute manière chaque projet audiovisuel est un cas à part entière, avec ses propres problématiques logistiques, techniques et créatives. Autrement dit, chercher à développer une méthode unique permettant de répondre aux problématiques de l’ensemble des projets audiovisuels, est un mirage, une illusion impossible à atteindre.

Je pense ne pas trop m’avancer en vous disant que la majorité des vidéastes professionnels vous diront qu’ils n’ont pas qu’une seule méthode figée, mais qu’ils adaptent leur manière de travailler en fonction de chacun des projets qu’ils entreprennent. La méthode s’adapte non seulement à chaque projet, mais elle s’adapte aussi à la philosophie de chaque vidéaste.

Ce qui fait réellement la différence entre un monteur amateur et un professionnel, c’est son aisance avec les outils et sa capacité à trouver et à adopter rapidement la meilleure méthode en fonction de chaque projet. Bien entendu c’est quelque chose qui vient avec beaucoup de pratique en faisant énormément de répétitions et d’erreurs pour assimiler pleinement les bons réflexes en fonction de chaque situation et de chaque problématique rencontrées.

Mais vous pouvez aussi vous inspirer de l’expérience de vidéastes ayant déjà accumulé suffisamment d’expérience, qui proposent de partager celle-ci sous une forme pédagogique. Je prêche évidemment un peu pour ma paroisse sur ce point, étant donné que je propose moi-même des contenus comme celui-ci, ainsi que des formations axées sur la méthodologie, dans lesquelles je vous partage mon expérience pratique du montage vidéo et de la postproduction en général. Que vous choisissiez de vous former auprès de moi ou auprès d’autres vidéastes, la formation structurée est un véritable raccourci permettant d’accumuler l’expérience du métier beaucoup plus rapidement que par une pratique totalement autodidacte.

2.4 L’art du montage vidéo

Vous pouvez considérer le montage comme une discipline exclusivement technique si vos ambitions de réalisation restent relativement modestes. Si par exemple vous souhaitez réaliser des vidéos tournées face caméra pour les réseaux sociaux, vous n’avez pas besoin de considérer la notion esthétique du montage. L’aspect fonctionnel suffira amplement.

Mais si vous avez l’intention de vous orienter plutôt vers des projets qui font appel à des notions de mise en scène, alors vous ne pouvez pas ignorer le fait que chacune de vos décisions de montage sera avant tout déterminée par votre sens visuel, sonore et narratif. Même si vous n’avez pas l’intention de réaliser de la fiction très ambitieuse. Un documentaire, un vlog ou une vidéo de communication suffisamment élaborés, impliquent déjà de faire preuve d’une certaine forme de sensibilité artistique.

Pour développer cette sensibilité, personnellement j’essaie de rester exposé à un minimum d’œuvres visuelles mais aussi sonores.

Bien entendu, il peut s’agir d’œuvres audiovisuelles et cinématographiques comme des films, des séries et des documentaires. Parmi les inspirations visuelles, il peut y avoir également des tableaux, des bandes dessinées, des dessins, de la sculpture… En clair, tout ce qui peut enrichir votre bagage en termes d’esthétique et d’univers visuels.

Pour le cas du montage en particulier, je vous encourage vivement à prêter attention aux différentes musiques qui touchent votre sensibilité d’une manière ou d’une autre. L’art du montage implique un sens narratif, mais aussi une sensibilité rythmique et mélodique.

Concernant la sensibilité musicale et sonore, pour ma part j’écoute énormément de musique (clairement, je ne pourrais pas vivre sans 🙂). J’essaie de ne jamais rester bloqué trop longtemps dans un style ou sur un artiste en particulier. Pour moi, le critère le plus important est qu’une musique doit pouvoir m’inspirer une narration et idéalement, certaines images mentales. Une musique peut aussi correspondre à une situation que je vis au moment où je l’écoute.

Enfin, j’essaie de rester à l’écoute des différents sons qui m’entourent ou simplement des bandes sonores des bruitages de films ou séries que je regarde. J’avoue que ce n’est pas le point sur lequel je m’exerce le plus souvent 😅 Avant tout parce qu’il est à mon sens moins évident de prendre conscience du son que de l’image. Et généralement les techniciens professionnels cherchent plutôt à faire en sorte que leur travail ne se remarque pas sans y prêter consciemment attention. Ce qui rend la tâche d’autant plus difficile. Notamment au niveau du son car la plupart des bruitages et des ambiances est bien souvent ressentie et non perçue consciemment.

2.5 Faire du montage vidéo

Pour développer un véritable savoir-faire dans le montage vidéo, il n’y a qu’une solution qui tient en dans le fameux proverbe :

C’est en forgeant qu’on devient forgeron.

Ce cinquième et dernier point essentiel dans l’apprentissage du montage vidéo, est sans doute le plus important pour consolider les quatre premiers. La compréhension des bases théoriques, la maîtrise des outils, la capacité à être méthodique quelque soit le projet, et même la sensibilité artistique visuelle et sonore, ne se renforcent à mon sens qu’à travers une pratique rigoureuse et suffisamment régulière du montage vidéo.

3. Combien de temps pour apprendre le montage vidéo ?

Vous pouvez évidemment vous demander combien de temps l’apprentissage du montage vidéo va vous demander avant d’être suffisamment à l’aise pour atteindre un niveau professionnel.

Le temps d’apprentissage va selon moi dépendre essentiellement de deux facteurs :

  1. Votre niveau de départ : Votre niveau a évidemment une influence majeure sur le temps d’apprentissage nécessaire. Bien entendu si vous partez de zéro, y compris dans l’utilisation de l’informatique, cela prendra plus de temps que si vous souhaitez simplement approfondir des connaissances déjà acquises préalablement.
  2. Votre objectif : le temps que vous devrez investir pour apprendre le montage vidéo dépend aussi directement de l’objectif de compétences que vous visez. En elle-même la question du temps d’apprentissage et une problématique relativement vague. Si vous souhaitez réellement évaluer votre temps d’apprentissage de manière précise, la première des choses à faire est de vous fixer un cap suffisamment précis lui aussi. Si vous partez de zéro, que souhaitez-vous apprendre en priorité ? Si vous avez déjà des connaissances, que souhaitez-vous approfondir ? Un logiciel en particulier ? La méthodologie ? Un aspect technique comme le traitement audio ou celui des couleurs ?

Par ailleurs, si vous souhaitez estimer votre temps d’apprentissage, je vous propose de vous baser sur les cinq point de la méthode TOMAS que je vous ai mentionnés précédemment. Je vous ai dit que ces points étaient classés dans un ordre idéal d’apprentissage, mais leur classement correspond aussi à un ordre croissant du temps à investir pour chacun d’entre eux.

  1. Théorie : Quelques jours peuvent suffire à comprendre au moins l’essentiel des fondamentaux théoriques.
  2. Outils : Quelques semaines vous permettront d’être à l’aise avec un outil de montage professionnel. Sans en connaître forcément tous les recoins, mais en étant suffisamment familiarisé avec l’environnement de travail pour déjà pouvoir entreprendre de nombreux projets audiovisuels.
  3. Méthode : Plusieurs mois, voir plusieurs années d’expériences concrètes et variées vous permettront d’acquérir suffisamment de connaissance du terrain et de prendre suffisamment conscience des différentes problématiques techniques et créatives liées à chaque type de projet. De cette expérience, vous pourrez alors tirer plusieurs méthodes que vous adapterez en fonction des différentes problématiques techniques et créatives de chaque projet entrepris.
  4. Art : Votre sensibilité visuelle et sonore, ainsi que votre sens du rythme, peuvent nécessiter plusieurs années au minimum pour se développer. Pour ma part, je dirais que cette durée est théorique car la culture, la sensibilité et le sens du rythme peuvent être indéfiniment développés, enrichis et affûtés.
  5. Savoir-faire : le développement d’un réel savoir-faire par la pratique, n’a théoriquement aucune limite de temps. Tant que vous êtes dans le domaine, vous devez pratiquer régulièrement et de manière rigoureuse pour confirmer et consolider vos connaissances et vos compétences.

Bien entendu, le temps qu’il est nécessaire d’investir dans l’apprentissage du montage vidéo peut énormément varier en fonction des solutions pédagogiques que vous adoptez. Vous passerez forcément plus de temps à apprendre et approfondir vos connaissances en vous aidant de tutoriels gratuits, qu’en suivant un vrai parcours pédagogique structuré. Vous vous doutez bien que je prêche un peu pour ma paroisse car je propose moi-même des formations au montage vidéo, ainsi que des tutoriels gratuits. Mais chacun adopte la solution pédagogique qui lui convient le mieux et c’est un choix que je respecte tout à fait. 😉

4. Un exercice de montage vidéo

Les 5 points de la méthode TOMAS sont énumérés dans l’ordre idéal d’apprentissage. Mais je reste tout de même convaincu que la pratique du montage peut constituer une bonne porte d’entrée. Si vous débutez dans la création vidéo, et plus particulièrement dans le montage, quel que soit votre objectif, loisir amateur, semi-pro ou professionnel, il y a une idée qui me semble primordiale à préserver et à cultiver au début de votre parcours : celle de vous faire plaisir et de ne pas perdre de vue la notion d’amusement et de passion pour la création.

C’est la raison pour laquelle je voudrais ici vous proposer un premier exercice pour mettre le pied à l’étrier tout en évitant d’être intimidé ou même découragé par tous les aspects qui doivent idéalement être maîtrisés par un professionnel de la vidéo.

Je vous propose donc un premier exercice de montage vidéo en priorisant la mise en pratique dans le but de commencer à créer des choses concrètes :

  1. Installer un logiciel de montage gratuit et simple d’accès : Comme je l’ai mentionné précédemment, le réflexe lorsqu’on est débutant en montage vidéo est de chercher le meilleur outil dans la perspective d’investir une certaine quantité de temps dans l’apprentissage de cet outil en particulier. Je vous propose de choisir un logiciel gratuit et abordable techniquement qui ne vous impressionnera pas trop et vous laissera penser avant tout à vos décisions créatives. Le montage vidéo prend énormément de temps, même pour des professionnels expérimentés, mais c’est particulièrement vrai lorsqu’on est débutant et qu’on doit se familiariser avec les aspects techniques des outils logiciels. Autant éviter autant que possible de complexifier inutilement l’appréhension des outils. Si votre ambition est semi-pro ou professionnelle, pour ma part je considère qu’il existe deux outils parfaits pour commencer : DaVinci Resolve et Avid Media Composer First. Les versions gratuites de ces deux logiciels professionnels, me semblent suffisamment intuitives pour se familiariser rapidement avec les fonctions de base. Le téléchargement de ces logiciels nécessite la création d’un compte gratuit avec une adresse mail. Je vous conseille de renseigner votre adresse perso ou pro pour conserver le même compte par la suite si vous décidez d’opter pour les versions payantes.
  2. Choisir une musique : Vous choisissez une musique qui vous plaît et dans l’idéal qui vous inspire. Dans la production audiovisuelle en général, il est d’usage de faire attention à l’utilisation d’éléments visuels et sonores non soumis à des droits de propriété intellectuelle. Dans le cadre d’un exercice comme celui, je vous propose de prendre n’importe quelle musique. L’idée n’est absolument pas de publier votre création dans un but professionnel ou commercial. En clair, faites-vous plaisir 🙂
  3. Rassembler quelques vidéos : Je vous invite à rassembler un ensemble de vidéos et même d’images avec lesquelles vous avez envie de construire votre montage. Si vous envisagez de tourner vos propres images, choisissez une solution de prise de vue simple. N’ayez aucun complexe à tourner avec votre téléphone. Même des réalisateurs reconnus l’ont déjà fait pour des publicités ou des films. Jetez par exemple un œil à Paranoïa et High Flying Bird de Steven Soderbergh. Deux films tournés entièrement à l’iPhone. Si vous pensez que la production d’images peut représenter un blocage pour vous, alors prenez de la matière que vous n’avez pas produite vous-même. Vous faites ainsi immédiatement sauter tous les obstacles et contraintes techniques liés à la prise de vue. Tout comme la musique, ne vous préoccupez pas de la propriété intellectuelle. Tant que vous ne faites pas un usage commercial de votre montage bien sûr. Dans mon cas, j’ai même commencé par faire des montages vidéos en musique à partir de films et de bandes-annonces de jeux vidéo.
  4. Faire un montage vidéo en musique : Vous l’aurez deviné, l’idée est donc de réaliser un montage vidéo à partir de la musique que vous avez choisie. Je vous invite à glisser celle-ci dans votre logiciel de montage et à baser tout votre montage sur la construction de cette musique. En clair, je vous invite à monter un faux clip de musique avec tous les éléments visuels que vous avez rassemblés.

Je vous propose cet exercice parce qu’il comporte à mon sens plusieurs avantages très intéressants pour quelqu’un qui débute. Comme je vous l’ai déjà mentionné, il vous permet de contourner beaucoup d’obstacles et donc de blocages potentiels. Vous n’avez pas à vous préoccuper du respect des conditions légales d’utilisation de la matière visuelle et sonore. Vous avez aussi la possibilité de contourner les contraintes techniques et créatives de la prise de vue. Cet exercice vous offre aussi l’occasion d’esquiver complètement le travail sur le son. En principe, vous n’avez aucun montage et mixage sonore à effectuer.

Parce que votre montage est entièrement construit sur la base d’une musique seule, cet exercice peut vous encourager à développer votre sens du rythme. Et si vous choisissiez de la matière visuelle avec un potentiel narratif même minime, alors vous entraînez également votre capacité à construire une histoire cohérente par le montage d’une succession d’images sans dialogues, en vous appuyant pourquoi pas sur ce que la musique peut vous évoquez.

Bien sûr, si je vous propose cet exercice c’est pour tous les avantages qu’il présente de mon point de vue. Mais c’est aussi parce que c’est avec ce type de montage que j’ai moi-même commencé. L’expérience que j’ai acquise aujourd’hui dans la réalisation et dans le montage vidéo, me conforte dans l’idée que cet exercice est parfait pour débuter.

Donc vous n’avez plus d’excuses vous savez désormais par où commencer pour apprendre le montage vidéo. 😎

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